UNE GRANDE TRADITION DE CERTAINES DE NOS FÊTES DE VILLAGE : LA BUFFATIÈRE

La Buffatière est la danse du soufflet, où les participants s’habillent avec de vieilles chemises de nuit blanches avec un bonnet, un peu de noir de bouchon et de rouge à lèvres sur la figure, un soufflet (si possible) et la joyeuse farandole s’ébroue dans les rues du village en cadence.

Cette danse folklorique est pratiquée dans beaucoup de fêtes de village, en particulier à Barre où elle est une grande tradition. Le thème de la chanson qui l’accompagne a pour objet d’évoquer la disparition du mauvais esprit rôdant nuitamment autour des maisons. Il fallait conjurer le sort, d’où la présence de soufflets, d’où on envoyait autrefois de la farine.

La signification profonde donne lieu à diverses interprétations. Certains indiquent qu’il s’agirait d’une coutume déplacée de date depuis le mercredi des Cendres, d’où l’envoi de farine en signe de purification. En tous cas, il semble que cette coutume se perd dans la nuit des temps.

Voici une vidéo de la Buffatière de Barre visible sur Youtube.

FRÉDÉRIC BACOU UN AGRICULTEUR PASSIONNÉ PAR SON TERROIR ET LA MODERNITÉ

Frédéric Bacu est un agriculteur trentenaire qui a été jusqu’à une date récente responsable des jeunes agriculteurs de notre secteur. C’est un éleveur de bovins viande. Il aime son métier et sa région et veut la faire connaître.
Il est soucieux de modernité dans tous les domaines depuis l’approfondissement de son métier jusqu’à la maîtrise des possibilités ouvertes par le numérique.
Vous trouverez ses vidéos en tapant Frederic Bacou paysan sur Google.
Voici une de ses dernières vidéos que l’on voit sur Youtube.

LUCIE, UNE JEUNE BOULE DE VITALITÉ ET DE BIAÏS NOUS PRÉSENTE SES VIDÉOS SUR L’AGRICULTURE

De la même génération que Théo Vergely et Corentin Blavy, Lucie Guiraud est très connue à Payrac, où elle accompagne souvent sa tante Marie-Christine Granier. Les visiteurs sont toujours charmés par le perpétuel dynamisme de cette boule de vitalité et de biaîs;
Lucie nous présente ici la rentrée du foin sec ; suivent des films sur l’élevage ovin (viande) et sur l’élevage bovin;

LE BIAÏS D’UN GRAND LACAUNAIS, QUI A CRÉÉ UNE RACE DE BREBIS QUI PORTE LE NOM DU CHEF-LIEU DE NOTRE SECTEUR : LA BREBIS LACAUNE

Aujourd’hui on a du mal à imaginer ce qu’étaient les moyens de communication, il y a deux siècles. Il n’y avait aucune route vers le Bas-Languedoc; la première qui a été créée, celle de Lacaune vers Béziers n’a été ouverte qu’en 1840 avec la construction du pont de La Mouline.
Le seul moyen de transport était à dos de mulet. Les brebis étaient élevées pour la viande. Un bail de Cambiès de vers 1840 interdit au métayer de traire avant la fin mai, pour que les agneaux puissent se développer au maximum et être vendus en fin de saison à une célèbre foire de Boissezon-de-Makviel, où les maquignons les emmenaient à pied vers le Bas-Languedoc.
Avec le développement des moyens de transport spectaculaires au milieu du XIXe siècle, notamment des chemins de fer, mais aussi des routes, il est apparu que Roquefort pouvait plus facilement exporter hors de la région, pendant que le développement des routes permettait d’arriver à Roquefort avec des charrettes portant les fromages à affinrr.
A partir de là, il est apparu qu’il était préférable de produire du lait. Il fallait pour cela avoir une race de brebis plus adaptée à cet objectif. C’est tout le mérite de la famille de Naurois, propriétaire de la grande propriété de Calmels, tout à côté de Lacaune, d’avoir croisé diverses races pour parvenir à la race ainsi dénommée Lacaune . Cette race fait partie de l’AOC Roquefort.

LE BIAÏS DES PRODUCTEURS : LA RECHERCHE D’UNE FORTE VALEUR AJOUTÉE AVEC LA LAITERIE FABRE DE VIANE

La laiterie fromagerie Fabre Frères à Viane (Tarn) est l’unique activité de transformation laitière dans les Monts de Lacaune, elle excelle dans la fabrication de fromages à la fois variés et typés dont les vaches de la race Prim’Holstein fournissent l’essentiel du lait. L’essentiel, car les laits de chèvre et de brebis entrent également dans quelques savantes compositions. C’est une affaire familiale depuis 1949 et elle en est à la troisième génération.

En récoltant près de 5 millions de litres de lait par an, auprès de 19 éleveurs bovins, la famille Fabre produit 400 tonnes de fromages. La laiterie Fabre a été plusieurs fois primée au Salon de l’Agriculture.

L’entreprise emploie 8 personnes dans ses locaux de Viane pour un chiffre d’affaires d’environ 3.6 millions d’euros. Ses produits sont disponibles principalement dans le réseau des crémiers/fromagers.

Après avoir transformé un tunnel abandonné en lieu d’affinage des fromages, cette entreprise vient d’ouvrir une nouvelle usine de yaourts à Lacaune.

Sur la vidéo qui suit on voit l’affinage dans le tunnel du petit train qui a fonctionné de Castres à Murat de 1911 à 1962.

EN 2003, NOS AGRICULTEURS ONT EU LE BIAÏS DE COMMUNIQUER SUR LEUR MÉTIER

Sous l’impulsion du GDA de Lacaune, présidé par François Joucla, les agriculteurs qui travaillaient en commun sur leurs sujets d’avenir, ont aussi décidé de faire un film présentant leur métier essentiellement tourné vers un élevage très proche de la Nature.

Ce film résulte du travail collectif et non d’un chèque fait à un cabinet de communication. C’est le biaïs de nos agriculteurs en action !

LA RELÈVE DU BIAÏS : THÉO 14 ANS

Il est réconfortant pour notre avenir de voir des jeunes malins et avisés. Le jeune Théo Vergely, de Bessoles (commune de Murat-sur-Vèbre), âgé de seulement 14 ans alimente Youtube de plusieurs films qu’il réalise lui-même sur les travaux des champs.
C’est le biaïs, c’est-à-dire l’ingéniosité d’aujourd’hui, avec les données d’aujourd’hui : les outils qui économisent la peine de l’homme sur les travaux de l’exploitation avec la mise en scène d’une caméra embarquée et la maîtrise du numérique.
Bravo Théo !
Si d’autres jeunes font preuve d’autant d’ingéniosité sur la vie à la ferme, ils peuvent se manifester. Je serai heureux de mentionner leur travail.

Pour voir les films de Théo: https://www.youtube.com/channel/UC4nJxzR5GDZNjRYy7wb8X9g?&ab_channel=TheoVergely

Et voici sa dernière vidéo :

UNE GRANDE TRADITION LOCALE : LA FÊTE DU COCHON

Dans toutes les maisons, on élevait au moins un cochon. Celui-ci mangeait tous les déchets ménagers, des produits des jardins : feuilles de betteraves, feuilles de choux, des pommes de terre avec des céréales triturées.
Au cours de l’hiver, l’animal était tué lors d’une grande fête de famille, où tout le monde se retrouvait car il fallait être nombreux pour tout faire. La charcuterie (saucisse, saucissons, boudins, melsats, jambons, épaules, lard, graisse, etc. était préparée pour passer l’hiver.
Un film existant sur internet relate bien cette coutume ancestrale de notre région. La mort du cochon au moulin de Lancette, Anglès.