LE BIAÏS D’ALINE ESCANDE POUR FAIRE LE MELSAT

L’émission de FR3 Toulouse, intitulée VIURE AL PAIS, a montré, ce dimanche 19 novembre, notre infatigable compatriote Aline Escande de Sagnens en train de fabriquer le melsat, qui était produit lors de chaque tuer de cochon.

Aline est une des animatrices fidèles de la fête du biaïs de Payrac et nous sommes heureux que FR3 ait mis en valeur ses talents.

De la famille des boudins blancs, le melsat est un produit de terroir à base de viande et d’abats de porc (gorge, couenne et (ou) rate, foie), de pain, d’œuf, de sel, de poivre et d’aromates (muscade, thym). Cette farce est poussée dans un boyau naturel. Le melsat est ensuite cuit dans un bouillon. Les proportions des ingrédients, de même que le temps de cuisson (de une à trois heures), sont laissés à l’appréciation de chacune des productrices.

Vous trouverez ci-après les références de cette émission/ Pour trouver plus rapidement Aline, mettre le curseur à 16.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/viure-al-pais-0/viure-al-pais-occitan-semaine-europeenne-emploi-personnes-handicapees-1367039.html

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POUR VIEILLIR UN MUR EN PIERRES SÈCHES AVEC DU BIAÏS

 

Un célèbre maçon connu sous l’escaïs de PICASSOUS avait eu la malencontreuse idée de m’indiquer que les murs en pierres sèches de Payrac auraient pu être mieux arrangés.

« Qu’à cela ne tienne, nous faisons le fête du biaïs prochainement, venez donc nous faire une démonstration ! »

Sitôt dit, sitôt accepté, sur le conseil aimable de son épouse. C’est ainsi que PICASSOUS  est venu à la fête de 2016 et qu’il est revenu cette année 2017. Il m’a indiqué qu’il savait vieillir artificiellement un mur.
La méthode est simple : on étend des genêts sur le sol, on met au-dessus des branches de noyer,  du lierre et des écorces vieilles de châtaignier.

On fait un fagot du tout. On pose le fagot sur le mur où on va le laisser passer tout l’hiver.

Sur la vidéo ci-après on voit Michel Verdeil de Lacaune qui a terminé les travaux entrepris par PICASSOUS et ce dernier fabriquer et mettre en place le fagot qui passera l’hiver sur le mur pour le vieillir.

Et voilà !

 

 

LE BIAÏS D’AUJOUDHUI POUR UN BRUNCH : LA RECETTE DE L’ŒUF BÉNÉDICTE

 

La charcuterie de Millas vous propose une recette qu’elle a mise au point, pour mettre en avant un de ses produits phare, leur jambon blanc. Produit artisanal cuit au torchon qui garantit que ce n’est pas de la viande recomposée (technique du barattage).

Le biaïs provient ici de ce que les technologies permettent de mettre en situation les recettes d’autrefois, accessibles à tout moment et en tout lieu.

 

JEU DE QUESTIONS-RÉPONSES SUR LE PATRIMOINE ET LE BIAÏS DE NOTRE RÉGION !

Quelques questions pour tester vos connaissances sur le patrimoine et le biais des Monts de Lacaune.

Les questions:

Jeu du patrimoine et de la mémoire des Monts de Lacaune

Les réponses (on ne triche pas !) :

Jeu du patrimoine avec réponses

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La Vierge Noire de la chapelle Saint-Étienne de Cavalh, datant du Haut-Moyen-Âge, le plus ancien témoin de la mémoire religieuse de notre région

 

LE DÉMARRAGE DES CHARCUTERIES : PAR EXEMPLE L’AUTORISATION DE LA TUERIE DE FÉLIX BARTHEZ À NAGES EN 1911

En 1911, il y a une grande évolution dans les moyens de transports. La ligne de chemin de fer qui relie Castres à La Montagne arrive à Murat en 1911. On parle de prolonger jusqu’à Andabre-Plaisance la ligne de chemin de fer qui arrive à Saint-Étienne-d’Estréchoux pour l’évacuation du charbon. Mais et surtout on va vers un développement des véhicules à moteur. Tout cela permet d’ amener rapidement la charcuterie à Béziers et vers tout le Bas-Languedoc.

C’est le début du développement spectaculaire de la salaison de notre région. Un demi-siècle plus tard sera créé l’abattoir de Lacaune et les tueries particulières arrêtèrent.

Ainsi, le 20 août 1911, Félix Barthez (le père de Félix ,né en 1900, que les plus anciens avons connu sous l’escaïs de Félissous), dépose une demande d’ouvrir officiellement une tuerie particulière de cochons.

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Une enquête publique de commodo et incommodo est menée du 4 au 20 septembre 1911 par le maire, Joseph Cavaillès. Aucune remarque n’a été formulée.

Le 25 septembre 1911, une commission sanitaire, siégeant à Brassac, donne son accord et en même temps donne son accord à d’autres créations lacaunaises.

Le 9 mai 1912, le Préfet donne son accord à l’ouverture de la tuerie particulière de Félix Barthez, charcutier. Une autorisation analogue est donnée à Olivier Farenc de Nages et à Victor Record de Condomines.

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La tuerie particulière Barthez de Nages (de gauche à droite, : Félix Barthez père, N, l’épouse de Félix Barthez, Félix Barthez fils, ma grand-mère Philippine Guibbert, Gustave Théron, N).

La tuerie était située dans le préau de la cour des actuelles maisons Crozat et Garcia, rue du Centre à Nages. Un camion a été acheté par Félix Barthez en 1920, c’est-à-dire peu après (déduction faite de la période de la Grande Guerre). La charcuterie Barthez a été transférée en 1935 dans la maison construite en 1935 et actuelle propriété de Jacques Lavigne. La famille Barthez était aussi aubergiste et marchand de vin.

EN DÉSIGNANT LE CHARRON SOUS LE VOCABLE DE RODIÈR (/ROUDIÈ/) NOS PÈRES OCCITANS AVAIENT TROUVÉ UN TERME PLUS APPROPRIÉ À CE MÉTIER

Le français en donnant le nom de charron au fabricant de charrettes s’est arrêté à l’objectif de ce métier.

La langue occitane plus intelligente a bien vu que la principale difficulté technique était la confection des roues. D’où le terme de rodièr, fabricant de ròda (/rodo/) ou roue.

Sur Youtube une vidéo montre bien le travail du charron avec la fabrication de la roue.

 

UN CHARPENTIER LACAUNAIS D’UN GRAND BIAÏS : PIERRE ALBERT (1858-1946)

Cet homme, né en 1858 et mort en 1946, a été un charpentier exemplaire, sachant s’adapter aux circonstances. Au début il utilisait, comme source d’énergie, un manège tiré par les vaches pour faire marcher les scies. Ensuite, il a utilisé le moulin du Paradou. Ensuite, vers 1900, les locomobiles et enfin l’énergie électrique après la mise en service de la centrale du Gourp fumant, en 1929.

Voici Pierre Albert et sa femme Anastasie

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Voici son papier à en-tête :
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Cet homme a réalisé un certain nombre d’exploits.
Par exemple, Pierre Albert a fait preuve de biais pour mettre en place la Vierge de Montale et celle de Roquecézière . Pour cette dernière, son petit-fils, Louis Bessière raconte :
En 1884, les habitants de Roquecézière et de Saint-Crépin avaient décidé d’élever une statue de la Vierge sur le rocher de Roquecézière. Cette statue pèse 250 kg et elle était parvenue au pied du rocher. Se posa alors le problème de la hisser sur le socle déjà construit par les maçons du village. On fit appel à mon grand-père Albert, charpentier à Lacaune. Il possédait les engins nécessaires et le personnel capable d’exécuter ce travail.
Albert partit donc avec ses ouvriers, mais au moment de soulever cette statue, un dilemme apparut. De quel côté devait-elle être tournée ? Soit vers Roquecézière et tourner le dos au département de l’Aveyron et donc au village de Saint-Crépin, soit le contraire.
Il y eut de grosses et assez vives discussions. Comme le soleil commençait à décliner et voyant cela, Albert dit : « Allons à l’hôtel souper et dormir. Après on verra. »
Quand tout le monde fut parti, mon grand-père dit à son personnel, pendant le souper : « Demain matin, nous commencerons la journée à 4 heures et nous monterons la Vierge. » Ce qui fut fait. Quand les habitants arrivèrent, la statue était en place et il leur dit : « Votre Vierge est en place, elle regarde vers l’Aveyron. Si quelqu’un veut la retourner, il peut le faire ! »

Dans cette période, la Pierre Plantée, la fameuse statue-menhir, proche des abattoirs, ayant été tombée par un chercheur de trésor, Pierre Albert fut appelé pour la redresser. Ce fut assez simple pour lui. Il creusa un trou profond au pied du monument et en faisant glisser la pierre, elle se mit toute seule en place redressée.

En 1937, Pierre Albert a pris en charge le chantier de la charpente du clocher de l’église de Lacaune. Pour cela il a fait venir de La Rochelle une corde, d’une longueur exceptionnelle de 45 mètres sans ajout. Elle a servir à caler la charpente à partir d’un ancrage sur l’esplanade. Cette corde n’a servi qu’une fois et est aujourd’hui dans les tours du château de Nages.

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Pierre Albert a utilisé ses locomobiles pour faire les battages. Il avait acheté un batteur (comme on disait en occitan) ou batteuse. Il avait alors comme concurrents Bascoul à Nages et Terral à Moulin-Mage. Voilà une photo de 1910 prise à Lacaune et qui était dans les archives de Pierre Albert.

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MONT ROUCOUS : DE L’INTUITION GÉNIALE DE JOSEPH COMBES À UNE ENTREPRISE MARQUANTE D’AUJOURD’HUI

Joseph Combes est né à Boutouroul en 1930. Les quelques arpents de Boutouroul ne peuvent à l’évidence nourrir les trois jeunes Combes. Joseph, peu après son certificat, va gagner sa vie : ouvrier des ardoisières, puis chauffeur-livreur d’épicerie. Il a trouvé sa voie : à 23 ans, il reprend une tournée d’épicier dans les Monts de Lacaune.
Joseph Combes est perturbé par le fait qu’il vend l’eau minérale plux cher que le vin. Il y a plein de sources dans la montagne. Avec la complicité du docteur Bonnet, maire de Lacaune, il se lance dans l’exploitation de la source de Montroucous.
L’eau Minérale Naturelle Mont Roucous est une eau légère qui convient aux régimes pauvres en sodium. Pure et douce, elle est adaptée aux organismes les plus sensibles : bébés, femmes enceintes et allaitantes.

Une vidéo du début marque bien le début de cette aventure industrielle.

Aujourd’hui MONT ROUCOUS , ce sont 25 camions en moyenne avec des pointes à plus de 45 camions

3 lignes de production :  Ligne 1 : 14 600 bles par heure uniquement format 1.5 L

Ligne 2 : 8 000 bles par heure format 25 cl et 50 cl

Ligne 3 : 12 000 bles par heure format 1 L et 1.5 L

Un effectif moyen en équivalent temps plein de 33 personnes

Un rythme de production qui varie entre 2 et 3 équipes

Par poste de 8 heures , production 180 000 bles 1.5 L ( ligne 1 et 3 ) et 55 000 petits formats