L’ARROSAGE DES JARDINS AVEC UNE PELLE (avant l’arrivée des tuyaux)

L’arrosage au jardin (Source Henry Mas)
Faute de disposer d’un récipient réellement conçu pour les arrosages, et lorsqu’un ruisseau passait proche de la zone plantée, les anciens utilisaient un accessoire aujourd’hui disparu : l’asagadouïre (asagadoire). Il s’agissait d’une pelle en bois, de fabrication personnelle, assez creuse munie d’un long manche avec laquelle on récupérait de l’eau puisée dans le ruisseau sur lequel on avait créé artificiellement une petite retenue : la tsoumpe (sompa). Une fois l’eau recueillie, il suffisait de la jeter dans un mouvement circulaire sur la partie de terrain à arroser. Plus ce geste oublié était ample et circulaire, plus l’eau était projetée en hauteur, plus elle s’abattait finement. Ce n’était pas évident. Ce travail, comme tous, avait ses artistes….
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LE MAINTIEN DES PAYSAGES OUVERTS EN LANDES : L’ÉCOBUAGE

Il s’agit de nettoyer par le feu les landes des arbustes ou des herbes sèches accumulées. Cette technique ancestrale continue encore d’être pratiquée.
Marcel Cauquil de L’Acapte raconte : « On commence par allumer et éteindre une bande tout autour de la zone pour faire un coupe feu. Ensuite on allumait un feu avec des choses qui brûlent bien comme une balle de paille et on s’y prenait à contre vent. C’est-à-dire que si le vent souffle de A vers B, on brûlera à partir de B vers A. La bande A ayant été brûlée en premier, le feu ne pouvait pas sauter cette bande. On avait un bual (balai) fait avec des genêts pour éteindre le feu. »

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Dans les bons terrains relativement plats, on maintient l’état de pâturage en passant régulièrement un girobroyeur. La technique de l’écobuage prévaut dans les terrains étendus, pentus et caillouteux. L’écobuage se pratique chez nous en février-mars et on vient de procéder à une telle opération sur les terrains proches de la maison de Payrac.
L’écobuage, en brûlant les fougères riches en potasse, contribue à fertiliser le sol, sauf si le vent ou la pluie ont tout emporté.
Cette technique est incontournable pour laisser des espaces ouverts, sinon rapidement la forêt remplacerait la lande. Cependant cela entraîne quelques inconvénients. Frédéric Puech du service des espaces naturels sensibles du département nous les précise : « Avec le déclin du pastoralisme l’écobuage devient une alternative au maintien des espaces ouverts… cependant cette pratique est très préjudiciable pour le milieu naturel car elle élimine beaucoup d’espèces (orthoptères, larves, chenilles, plantes grasses, callunes ….) au profit d’espèces plus opportunistes, voire colonisatrices telle la fougère aigle, en effet l’écobuage favorise la fougère en lui faisant place nette. Les pratiques ancestrales d’écobuage permettaient de regagner des surfaces que les troupeaux pâtureraient par la suite, évitant la recolonisation des fougères… »
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À gauche, parcelle qui vient d’être écobuée. À gauche, au début du printemps, l’herbe pousse ainsi que malheureusement les fougères

L’écobuage désigne aussi une opération menée dans les champs cultivés pour éliminer les racines des mauvaises herbes. Jean Delmas explique :
« Seconde opération pour améliorer un devois : l’écobuage, technique consistant à brûler la couche herbeuse d’un terrain, racines comprises, en constituant des « fourneaux » (occ. : fornèls), des tas de mottes. On disait : fornelar, afornelar. Les cendres obtenues étaient appelées cendradas. Dans Le Cultivateur Aveyronnais, Amans Rodat décrit la pratique : « L’écobuage est une opération agriculturale qui consiste à écorcher le sol gazonné, à enlever par lambeaux plus ou moins grands, plus ou moins épais, le gazon ; à faire sécher ces mottes en les plaçant debout au moyen de la forme mi-circulaire qu’on leur fait prendre, enfin à former avec ces mêmes mottes des fourneaux au centre desquels on place des genêts secs ou autres broussailles qui servent à les soumettre, en y mettant le feu, à une combustion lente et étouffée » (Rodez, 1839 p. 87-90). Quand on pratiquait un labour, l’usage ancestral voulait que l’on étendît les cendres des fourneaux avec la pelle et qu’on les enterrât avec le grain « par un simple trait de l’araire ». Contrairement à l’opinion populaire, les cendres n’ont aucun effet fertilisant, mais, ainsi que le constate A. Rodat, c’est l’action du feu sur la terre et sans doute le nettoyage qui ont un effet bénéfique. »
Robert Calas indique : Les fornèls servaient à brûler « l’agram » après l’avoir amassé grâce à « l’estripator » . La cendre obtenue s’appelait « lo caliu /cariou/ » et était effectivement dispersée en pensant qu’elle était fertilisante.

LE BIAÏS EN DÉMONSTRATION À LA MAISON DE PAYRAC : LA FÊTE DU BIAÏS DU 23 AOÛT 2017

Pour la deuxième fois se tiendra, le 23 août, à la Maison de Payrac une fête estivale du biaïs. Des bénévoles actifs et compétents viendront vous faire une démonstration de savoirs faires traditionnels :
– sculpture de la pierre,
– construction d’un muret en pierres sèches,
– travail du forgeron,
– creusement d’une mangeoire dans un tronc d’arbre,
– creusement d’une ruche dans un tronc d’arbre,
– fabrication de paniers et rempaillage de chaise,
– fabrication d’une muselière en fil de fer pour les vaches,
– fabrication de caillé de lait de brebis et de brous,
– lessive à l’ancienne,
– travail à la faux et aiguisage de la faux
– les jouets d’enfant
– tressage d’une corde
– aiguisage des outils avec une meule,
Une action concernera l’eau dans la nature : découverte de la prairie humide, du pesquier et du bélier hydraulique.
Un parcours du biaïs sera proposé pour expliquer en différents points comment s’exerçait l’astuce de nos anciens (parcours autour de la ferme et parcours du gibier sauvage).
Ces animations sont faites par des bénévoles, qui peuvent avoir une indisponibilité de dernière minute. En fonction d’autres disponibilités, d’autres animations sont possibles.
Il y aura la possibilité de se restaurer sur place.

Et voici pour la fête du biaïs de 2016, des bénévoles ou des visiteurs en action.
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LE RESSOURCEMENT PERSONNEL : EN MARCHANT SUR LE CHEMIN DE SAINT JACQUES COMPOSTELLE INVITATION À LA FÊTE DU 25 JUILLET 2017

La voie partant d’Arles est l’un des quatre grands chemins français pour se rendre à Saint Jacques de Compostelle. Elle passe dans notre région avec des étapes à Saint-Gervais, à Murat, à La Salvetat et à Anglès. La marche sur cette voie est une invitation au dépassement physique et spirituel. Ce chemin a été très bien restauré et aujourd’hui, il fascine de plus en plus de personnes de profils très différents. De nuit, la voie lactée donne la direction de cet itinéraire.
Ce 25 juillet 2017, une fête est organisée avec des marches depuis Murat-sur-Vèbre (départ à 8h devant le syndicat d’initiative) ou de La Salvetat (départ à 9 h de Natre-Dame d’Entraygues), une messe à midi,à Villelongue, en bordure du lac du Laouzas, sur la commune de Nages. Les marcheurs pourront ensuite prendre un repas tiré du sac. Enfin, une conférence sera donnée à 15h par Olivier Cèbe sur Saint Jacques, compagnon du pèlerin, dans l’église de. Villelongue.
Référence : Le chemin de saint Jacques en Haut-Languedoc de Saint-Gervais à La Salvetat d’Olivier Razimbaud (CRPR 2000) Voir à rieumontagne@ccmlhl.fr
Site du CRPR : http://rieumontagne.free.fr/crprsite/
Blog d’Olivier Cèbe : http://poliphile.fr
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Pèlerin sur le chemin de Saint Jacques
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Chapelle Notre-Dame d’Entraygues

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La croix du griffoul du Cabanol sur le chemin de Murat à Villelongue
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Église de Villelongue (photo B Pons)
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Conférence d’Olivier Cébe : « Saint Jacques, compagnon du pèlerin »
Mardi 25 juillet 2017 – Villelongue (Nages – Tarn)
Organisée par le Centre de Recherches du Patrimoine de Rieumontagné – Conservatoire de Tastavy
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Les pèlerins, gravure allemande, XVe siècle.
Si les chemins qui mènent à Compostelle irriguent tout le Vieux Continent, la notoriété de saint Jacques a traversé les océans à la conquête d’autres contrées plus lointaines ! Une image généralement bon enfant et protectrice qui contraste avec celle du cavalier fougueux sur son destrier blanc, bondissant l’épée à la main sur les champs de bataille pour imposer la victoire des siens.
Sa mission d’évangélisateur est ainsi complétée par le mythe du héros salvateur, ce qui lui valut d’être loué par les populations et contribua à la diffusion de son culte dans le moindre des recoins du monde chrétien.
C’est à lui enfin que le pèlerin confie sa destinée lorsqu’il s’engage sur ce Chemin et le suit jusqu’aux « fins des Terres », en Galice. Un accompagnement de tous les instants auquel le nouveau protégé de Jacques le Majeur se réfèrera dorénavant et durant toute son existence.
La conférence évoque cette aventure de plusieurs centaines de kilomètres… et surtout tellement intime.

Sur Youtube, vous pouvez voir des vidéos sur le pélerinage à Saint-Jacques de Compostelle.

Il y a 5 000 ans, la pierre seul matériau maîtrisé : les restes du néolithique

Au néolithique, nos ancêtres sont devenus sédentaires dans nos montagnes. Notre secteur est riche en souvenirs de cette époque : en particulier les statues-menhirs dressées avec la plus haute d’Europe, la fameuse pierre plantée de 4m50 de haut.

Mais l’homme a aussi produit des haches, des broyeurs, des pointes de flèches, etc. C’est l’apogée de la maîtrise de la pierre, avant l’apparition des métaux, le premier étant le cuivre.

Découvrez ces vestiges dans notre montagne et visitez le musée des mégalithes de Murat-sur-Vèbre.

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La Pierre Plantée

Dans le cochon tout est bon et même parfois plus : la bougnette

Avec de la viande de porc, généralement de la poitrine fraîche, des oeufs et du pain, on fait des bougnettes. Celles-ci sont façonnées à la main avant d’être cuites. Elles constituent une spécialité de notre région des Monts de Lacaune dans le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc au coeur de l’Occitanie.
Les bougnettes peuvent se manger en tranches froides ou bien tranchées et poêlées. Elles se dégustent à l’apéritif ou en entrée accompagnées de salades. bougnette.jpg

Vous pouvez vous en procurer  directement sur le site (livraison dans toute la France en moins de 24 heures) : Charcuterie Millas

Voici une vidéo présentant la charcuterie Millas