CHEMINS DE RANDONNÉE : LA SPLENDEUR DU CAROUX

Notre Communauté de communes comporte de splendides chemins de randonnée et ils constituent la principale attraction touristique, hors saison estivale où la palme revient aux lacs du Laouzas et de la Raviège.
Un chemin historique traverse le territoire : la voie d’Arles du chemin de Saint Jacques de Compostelle.
Une mention particulière au Caroux : RV à Douch sur la commune de Rosis.

Publicités

LES ENFANTS DÉCOUVRENT AVEC ÉMERVEILLEMENT LE MUSÉE DE LA VIE PAYSANNE DE RIEUMONTAGNÉ

Le Musée de la vie paysanne a été créé par le Centre de recherches du patrimoine de Rieumotagné dans des locaux propriétés du SIVOM du Laouzas. Il a été inauguré en 1982 par le ministre de l’environnement, Michel Crépeau, lors de son passage sur la base.
Constamment développé et enrichi, il est un conservatoire de la vie d’autrefois.
Une initiative très intéressantes a été prise il y a quelques années par l’équipe d’animation de la base : faire découvrir aux enfants ce qui se passait chez nous autrefois.

LA VISITE DE L’AMÉNAGEMENT LAOUZAS-FRAÏSSE-MONTAHUT

En 1966, le barrage du Laouzas a été mis en eau, détournant les eaux du versant atlantique pour les turbiner sur le versant méditerranéen, profitant d’une chute de 625 mètres. La puissance engendrée par le barrage est de 100 MW.
Robert Calas a publié un ouvrage : LAOUZAS – FRAÏSSE – MONTAHUT, histoire de l\’aménagement hydroélectrique EDF. La date de parution est: 2ème trimestre 2016
Cette publication est en vente au prix public de : 25.00 euros (25.00 euros pour les adhérents) Voir rieumontagne@ccmlhl.fr

Robert Calas a aussi conçu une visite technique du barrage du Laouzas à Montahut. Le temps d’une journée, suivez le cours de l’eau, apprenez tout sur la construction du barrage.
Pour connaître les dates des visites, téléphonez à O5 63 37 06 01.

L’ENFANT SAUVAGE DES MONTS DE LACAUNE

Pendant la Révolution, un enfant de dix ans environ fut découvert dans les bois de Lacaune. Capturé et emmené à Lacaune, il s’échappa mais pris, la dernière fois, dans l’Aveyron, il fut emmené à Rodez.
À l’époque, les théories de Jean Jacques Rousseau faisaient de l’homme un être intrinsèquement bon, mais perverti par la société. Un jeune découvert dans un bois et donc non marqué par la société ne pouvait que susciter un intérêt national.
Il fut donc emmené à Paris en 1800, où il fit l’objet d’une grande curiosité, mais déçut, car cet autiste avait dû être abandonné par une famille très pauvre qui ne voulait pas s’encombrer d’un tel enfant.
François Truffaut en a fait l’objet d’un film « L’enfant sauvage ».
La mairie de Lacaune a réalisé un Sentier de découverte « Sur les traces de l’Enfant Sauvage »

À PAYRAC LA HAIE DES FRUITS POUR LES OISEAUX

Les élèves des écoles, avec l’aide de la Fédération de chasse du Tarn, ont planté une haie pédagogique où sont présentes les essences d’arbres produisant des baies dont sont friands les oiseaux et le gibier à plume en particulier : houx (Grifol), sorbier des oiseaux (Fraisse conolièr), alisier (Albiguièr), sureau (Saüc), églantier (gratacuolièr), prunellier (agrunelièr), aubépine (boisson blanc) et genévrier (cade).

Le oiseaux concernés sont les grives, merles tourdres, rouge-gorge et autres petits oiseaux. Ne sont pas gibier les espèces protégées.

Voilà leurs baies, à maturité. Ces arbustes venant d’être plantés, pour avoir de plus amples développements, il faudra attendre un peu !

Sans titre.jpg
Claude Sèbe ajoute : on peut compléter la liste avec
– Le Lierre grimpant, Viorne Obier, Merisier, Bourdaine, Sureau rouge, que l’on trouve ailleurs que dans cette haie à Payrac,
– le Gui, présent rarement dans notre montagne
– le Cornouiller sanguin, Epine Vinette, Fusain d’Europe, inconnus chez nous
– et aussi mangés par les palombes :chêne (glands), idem pour le hêtre.

LE GENÉVRIER UN ARBRE À MIEUX CONNAÎTRE LO CADE EN OCCITAN

Le genévrier est un arbre mal connu. C’est un conifère. Comme chez les autres conifères, les « fleurs » du genévrier sont en réalité des cônes : le cône mâle ressemble à un châton, le cône femelle est réduit à trois écailles, devenant charnues et restant soudées, prenant alors l’aspect d’une baie. D’où la confusion habituelle qui le fait appeler « baie de genévrier ». Ces « baies » ne mûrissent qu’à l’automne de l’année suivante.

Philippe Durand indique : « D’un point de vue scientifique, cette « baie de genévrier » n’est pas un fruit, car elle n’est pas formée par expansion de l’ovaire, que seules possèdent les plantes à fleurs (le genévrier n’en est pas une). Une « vraie baie » est un fruit à pépins noyés dans une pulpe: grains de raisins, groseilles. »

Le genévrier est menacé de disparition dans notre région sous la poussée du développement de la chênaie.

Les « baies de genévriers » étaient récoltées avec un parapluie retourné. Elles étaient utilisées pour donner bon goût aux gibiers cuits à la casserole ou au tournebroche.

Claude Sèbe indique : « Lors de la dégustation des bécasses cuites au tourne broche on place dans le lèche frite sous dame bécasse une tartine de pain grillé enduite de beurre et recouverte de genièvre écrasé sur laquelle s’écoule durant la cuisson les entrailles de l’oiseau. Un vrai régal ! »

« Les baies » servaient aussi d’appât pour le gibier, avec une taurelle. À partir de ces baies on fabrique également du gin.

Pierre Avenas me précise : « En français, c’est d’abord le nom genièvre qui est apparu, pour désigner à la fois l’arbre, son bois et son cône, qui ressemble à une baie noire ou violette, ainsi que l’eau-de-vie aromatisée avec cette baie. Le nom genévrier, plus courant aujourd’hui pour l’arbre ou son bois, est un dérivé du nom genièvre, au sens de « baie de genièvre ».
« Le nom cade est emprunté au languedocien ou au provençal. Ce nom est issu d’une forme préceltique, devenue en latin catanus, et qui se retrouve dans des toponymes comme Cadenet (Vaucluse) ou Chadenet (Lozère), ainsi que dans les patronymes Cade, ou Cadé, relativement fréquents, un peu plus même que Genévrier, qui existe aussi.
En botanique, on appelle genévrier cade l’espèce de genévrier qui produit de grosses baies brun rouge. Par distillation, on tire de son bois l’huile de cade, qui est utilisée depuis l’Antiquité, et sert aujourd’hui à la fabrication du savon Cadum. » « Le nom scientifique du genévrier cade est Juniperus oxycedrus. »
extraits tirés du texte d’ Henriette WALTER et Pierre AVENAS La majestueuse histoire du nom des arbres, Du modeste noisetier au séquoia géant, Robert Laffont, Paris, à paraître en novembre 2017.

Sans titre.jpg