LE PIC DU MONTALET : LA MONTAGNE SACRÉE QUI DOMINE NOTRE SECTEUR

Le pic du Montalet a été tenu par nos devanciers comme le point culminant de notre région. En fait la montagne voisine au sommet arrondi, le Montgrand, est d’une altitude supérieure, à 1267 mètres.

Mais l’aspect élancé du pic du Montalet retient l’attention de tous ceux qui observent le paysage. Michel Maldinier a écrit dans le cahier de Rieumontagné de janvier 1994 : « Aucune relation ne nous est parvenue sur le culte qui a pu être rendu en des temps reculés mais nous savons que nos lointains aïeux n’étaient pas insensibles au symbolisme des hauteurs et nous pouvons supposer sans erreur possible qu’à des époques anciennes le Pic de Montalet a été l’objet et le témoin de manifestations religieuses rendues aux divinités et aux phénomènes de la nature. »

Avec le christianisme, le Pic de Montalet fut un lieu de manifestations. On sait qu’alors que cette montagne était dans la paroisse de Nages (comme alors Les Vidals), il y avait une croix au sommet avec un pèlerinage annuel.

Rattachée ensuite à la paroisse des Vidals, le grand événement fut l’érection, en 1882, d’une statue de la Vierge Marie, inspirée de la Médaille miraculeuse de la rue du Bac à Paris. Ce fut l’exploit du charpentier Pierre Albert de Lacaune d’avoir pu la hisser sur une tour construite à cet affet.

Lieu de pèlerinage annuel le lundi de Pentecôte pendant de longues années, une messe y est dite, si le temps le permet, vers la Saint Pierre, patron de l’église de Vidals.

Pendant la Révolution, ce lieu est resté dans la mémoire, à cause de la mesure du méridien terrestre. Louis XVI étant encore roi de France, les astronomes Delambre et Méchain avaient été envoyés mesurer la distance entre Dunkerque et Barcelone, afin d’avoir une mesure universelle de longueur, le mètre, défini comme dix-millionième partie du quart du méridien terrestre (la distance entre le pôle nord et le pôle sud). Des astronomes avaient été choisis car ils savaient mesurer avec beaucoup de précisions les angles. On mettait des repères peints en blanc sur des montagnes et on mesurait les angles. Dès lors dans chaque triangle, on avait la longueur des côtés à partir des angles (il fallait avoir une distance connue d’un triangle au départ).

Un repère fut placé en haut du Montalet, mais quand Méchain s’est rendu sur une hauteur proche de Montredon-Labessonié, le repère avait été abattu, par nos ancêtres peu favorables à la Révolution qui avait entraîné la mobilisation des jeunes hommes pour l’armée, les persécutions religieuses et la déroute monétaire. Comme on ne se déplaçait qu’à pied ou à cheval et qu’un second repère mis en place avait été aussi détruit, cela n’a pas dû faire rire Méchain qui a demandé à l’armée de protéger le troisième repère implanté.

Quand j’étais enfant, on me montrait une borne et on me disait que la méridien de Paris passait là. Non, on n’est pas loin du méridien de Paris, la borne signale seulement l’implantation d’un repère de Méchain.

Tout autour de Montalet, les landes et les bois sont la propriété collective des habitants des Vidals. On parle de masade des Vidals ou en occitan de l’Acapte de la Bòria (/Acapté dé la Borio/). Cette affaire remonte à une concession octroyée en 1251 et depuis on y tient dur comme fer. Les bénéficiaires de la masade résident entre la rivière Caunaise au nord, le ruisseau de Fournials à l’est, la commune de Nages au sud et le ruisseau dit de La Bessière à l’ouest.

La vidéo de Charrier Jean Claude, qui suit, a été prise par un drone survolant le Pic de Montalet. On y voit très bien que vers le Sud, la forêt domine très largement. En revanche côté Nord, on voit des cultures en continu. On peut marquer dans le paysage une ligne droite, trace de la faille des Monts de Lacaune. Au Sud, des granites métamorphiques donnant des terrains peu fertiles où la forêt a repris ses droits. Au Nord des terrains sédimentaires du primaire moins acides et plus propices aux cultures. Dans cette partie, les granites antécambriens sont enfouis au dessous, 500 à 1000 mètres plus en profondeur.

Publicités

LE BAR À CHARCUTERIE : UNE INNOVATION PLEINE DU BIAÏS DE PIERRE, DAVID ET SIMON

La charcuterie de Millas du Moulin Mage, déjà réputée pour la qualité de ses produits a ouvert, tous les vendredis soirs de juillet-août, un bar à charcuterie où le talent de cette famille s’est exprimé de façon éclatante pour la plus grande joie des clients qui se pressaient en nombre. Tout est original, le cadre, les plats proposés, l’ambiance chaleureuse qui a ravi tous ceux qui sont venus, une ou plusieurs fois.
Pierre Zérouali nous dévoile les secrets du biaIs familial :
Quelles sont les 5 clés pour créer un concept innovant?

« Cet article n’est autre qu’un retour d’expérience sur un concept que nous avons créé, mes frères et moi : un bar à charcuteries. Depuis notre plus jeune âge, nous travaillons tous les étés dans la charcuterie familiale, la charcuterie Millas. Les tâches que nous faisions étaient sensiblement les mêmes d’un été sur l’autre : mise sous vide de produits, préparation de commandes, étiquetage de boites de conserves, etc…. Nous voulions faire autre chose, nous avons décidé en 2016 de prendre les devants et nous avons alors créé un bar à cochonailles. Cette expérience, très enrichissante, a été un vrai succès. Nous voulons donc vous partager, dans cet article, les cinq clés qui nous semblent indispensables pour créer un concept innovant. »

1. Être créatif et curieux
Nous aurions pu créer un bar à vin bar à tapas dans lequel nous aurions proposé des planches de charcuteries comme il est déjà le cas dans la majorité des bars qui pullulent en ville or nous avons décidé d’être créatif. Nous avons créé un bar à charcuteries dans lequel nous proposons une carte à base de charcuteries, bien sûr ! Notre objectif était de faire découvrir les produits de la fabrication familiale et de les mettre en valeur dans les plats que nous proposons. La curiosité est également importante avant le lancement d’un concept. En effet, nous avons eu la chance d’aller voir ailleurs, Paris, Toulouse, Montpellier, l’étranger et nous avons pu découvrir des concepts qui fonctionnent. Il faut s’en inspirer tout en apportant sa propre créativité. La combinaison de la curiosité et de la créativité feront que vous aurez, de grandes chances, de créer un concept unique.

2. Définir sa cible
Avant de nous lancer, nous avons rencontré de nombreux restaurateurs qui nous ont tous transmis le même message «vous ne pourrez pas plaire à tout le monde». Personnellement, nous avons mis du temps à intégrer ce message ce qui nous a valu de grandes réflexions dans l’élaboration de la carte et donc une perte de temps considérable. La première ébauche du menu proposait un nombre important de plats. En effet, nous voulions à la fois satisfaire le copain qui voulait une saucisse grillé, le cousin qui aimerait manger des brochettes, l’ami du cousin qui lui aimerait du filet mignon en sauce, etc… Contentez-vous définir une cible, les jeunes, les moins jeunes, les couples, les groupes d’amis, les familles et vous y verrez plus clair car les attentes de chacun et chacune ne sont pas les mêmes. Cela vous permettra donc de rester focalisé. De plus, vous gagnerez du temps lorsqu’il vous faudra fixer les prix et communiquer.

3. Faire simple !
Il est difficile de faire simple ! Nous avons tous tendance à nous disperser et à vouloir en faire trop dans le but de satisfaire tout le monde, or ce n’est pas possible (cf point n°2). Dans notre cas, nous avons élaboré une carte très simple et très épurée composée de quelques plats cuisinés (3). De plus, la carte des vins est très simple. Il vaut mieux un bon vin que dix vins moyens. Prenons comme exemple le restaurant l’Entrecôte, maintenant présent dans de nombreuses villes, il propose à sa carte un plat unique et il rencontre un succès fou ! Plus de 10 mètres de queue devant chacun des restaurants. On ne peut pas faire plus simple !

4. Privilégier la qualité
Ne pas négliger la qualité ! Vous aurez toujours un retour sur investissement. D’autant plus de nos jours où il y a une vraie sensibilisation médiatique.

5. Soigner les détails
« Le diable se cache dans les détails ». Il ne faut rien laisser au hasard. La décoration doit être soignée, les couverts bien choisis, le mobilier également.

En conclusion, nous pouvons citer une phrase d’un célèbre entrepreneur.

« Si vous n’avez pas honte de votre produit, c’est que vous l’avez sorti trop tard ». (Reid Hoffman, co-fondateur de Linkedin).

Cette phrase est également valable pour tous les concepts. D’une part, il ne faut pas avoir peur de se lancer et d’autre part, il ne faut pas hésiter à tester le concept rapidement. Dans notre cas, nous avons investi très peu d’argent, nous avons réalisé les tables et le décor nous-même avec des matériaux de récupération. Cela nous a permis d’ouvrir et de tester le concept rapidement. Nous l’avons fait évoluer avec le temps et avec les remarques de nos clients !

Sans titre 2

LA MOISSON ET LA PAILLE AUJOURD’HUI

Il y a soixante ans, quand je venais en vacances à Narulle, j’étais mobilisé par mon p§re pour lier les gerbes derrière la faucheuse qui faisait les javelles. ensuite, il fallait faire les gerbiers dans le champ.Ensuite, il y avait un jour où les voisins venaient pour transporter les gerbes de ces gerbiers pour faire la garbièra sur l’aire de battages. Dernière étape, la batteuse venait et on était partis pour un mois de battages à rendre le temps de la vingtaine de personnes nécessaires au fonctionnement la batteuse. au début on faisait une meule de paille, la paillargue et ensuite on rentrait les balles. Cinq hommes forts portaient le grain au grenier.

Aujourd’hui, la moissonneuse batteuse vient et le grain est évacué dans une remorque pendant que la paille est emballée en grosses balles rondes. En deux jours, un homme seul fait le travail de plusieurs personnes sur deux mois.

Sans titre
Mon père sur la faucheuse avec Henri et Roger Boutes

Aujourd’hui, dans la plaine de Laucate, Frédéric Bacou a filmé la façon dont cela se passe maintenant.
Le jeune Théo Vergely traite aussi ce même sujet avec des angles d’approche différents.