LE PATRIOINE LOCAL ILLUSTRÉ AVEC LA CRÈCHE ANIMÉE DE SAINT-GERVAIS-SUR-MARE

Notre belle région a une curiosité remarquable en ce temps de Noël qui arrive : la crèche animée de Saint-Gervais-sur-Mare.

Cette crèche présentée danse la Chapelle de Pénitents est un chef d’œuvre réalisé par un habitant du village. Elle  retrace, en plus de la Nativité, la vie des artisans locaux en représentant les métiers d’autrefois (fabrications des clous, travail de la mine, travail d fer et des étoffes, valorisation des produits de la Nature, etc. C’est un véritable contribution intelligente à la valorisation du patrimoine dans toutes ses composantes.

 

 

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DES SEMIS D’AUTREFOIS AU SEMIS DE L’ORGE À L’AUTOMNE 2017 PAR THÉO VERGELY DE BESSOLES

Autrefois les semis d’automne nécessitaient de semer les grains à la main, suivant le célèbre geste auguste du semeur. Ci-après, on voit, à Narulle, mon père semer le seigle à l’automne 1961.

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Ensuite le grain semé devait être couvert en passant le cultivateur. Ci-après on voit la famille Bacou de Montredon avec le dit cultivateur tiré par une paire de vaches.

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Aujourd’hui, les choses ont bien changé ! Le jeune Théo Vergely (15 ans) a filmé le semis de l’orge qui a eu lieu, il y a un mois.

John Deere 6195R/6145R | Semis Orge 

EN 1978, L’INAUGURATION DE L’AÉRODROME DE BELMONT

Un film a été tourné de cette inauguration par Jacques Granier de La Trivalle.

On y voit Jacques Limouzy alors ministre inaugurer le dit aérodrome, en présence d’André Turcat, le célèbre pilote d’essai du Concorde, du député Jacques Godfrain et bien entendu de l’infatigable Abbé Alliès, maire et conseiller général de Belmont.

À la fin, on voit défiler la patrouille de France.

Mais ne cherchez pas il n’y a pas de son !

LE BIAÏS D’ALINE ESCANDE POUR FAIRE LE MELSAT

L’émission de FR3 Toulouse, intitulée VIURE AL PAIS, a montré, ce dimanche 19 novembre, notre infatigable compatriote Aline Escande de Sagnens en train de fabriquer le melsat, qui était produit lors de chaque tuer de cochon.

Aline est une des animatrices fidèles de la fête du biaïs de Payrac et nous sommes heureux que FR3 ait mis en valeur ses talents.

De la famille des boudins blancs, le melsat est un produit de terroir à base de viande et d’abats de porc (gorge, couenne et (ou) rate, foie), de pain, d’œuf, de sel, de poivre et d’aromates (muscade, thym). Cette farce est poussée dans un boyau naturel. Le melsat est ensuite cuit dans un bouillon. Les proportions des ingrédients, de même que le temps de cuisson (de une à trois heures), sont laissés à l’appréciation de chacune des productrices.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/viure-al-pais-0/viure-al-pais-occitan-semaine-europeenne-emploi-personnes-handicapees-1367039.html

POUR VIEILLIR UN MUR EN PIERRES SÈCHES AVEC DU BIAÏS

 

Un célèbre maçon connu sous l’escaïs de PICASSOUS avait eu la malencontreuse idée de m’indiquer que les murs en pierres sèches de Payrac auraient pu être mieux arrangés.

« Qu’à cela ne tienne, nous faisons le fête du biaïs prochainement, venez donc nous faire une démonstration ! »

Sitôt dit, sitôt accepté, sur le conseil aimable de son épouse. C’est ainsi que PICASSOUS  est venu à la fête de 2016 et qu’il est revenu cette année 2017. Il m’a indiqué qu’il savait vieillir artificiellement un mur.
La méthode est simple : on étend des genêts sur le sol, on met au-dessus des branches de noyer,  du lierre et des écorces vieilles de châtaignier.

On fait un fagot du tout. On pose le fagot sur le mur où on va le laisser passer tout l’hiver.

Sur la vidéo ci-après on voit Michel Verdeil de Lacaune qui a terminé les travaux entrepris par PICASSOUS et ce dernier fabriquer et mettre en place le fagot qui passera l’hiver sur le mur pour le vieillir.

Et voilà !

 

 

LE BIAÏS D’AUJOUDHUI POUR UN BRUNCH : LA RECETTE DE L’ŒUF BÉNÉDICTE

 

La charcuterie de Millas vous propose une recette qu’elle a mise au point, pour mettre en avant un de ses produits phare, leur jambon blanc. Produit artisanal cuit au torchon qui garantit que ce n’est pas de la viande recomposée (technique du barattage).

Le biaïs provient ici de ce que les technologies permettent de mettre en situation les recettes d’autrefois, accessibles à tout moment et en tout lieu.

 

JEU DE QUESTIONS-RÉPONSES SUR LE PATRIMOINE ET LE BIAÏS DE NOTRE RÉGION !

Quelques questions pour tester vos connaissances sur le patrimoine et le biais des Monts de Lacaune.

Les questions:

Jeu du patrimoine et de la mémoire des Monts de Lacaune

Les réponses (on ne triche pas !) :

Jeu du patrimoine avec réponses

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La Vierge Noire de la chapelle Saint-Étienne de Cavalh, datant du Haut-Moyen-Âge, le plus ancien témoin de la mémoire religieuse de notre région

 

LE DÉMARRAGE DES CHARCUTERIES : PAR EXEMPLE L’AUTORISATION DE LA TUERIE DE FÉLIX BARTHEZ À NAGES EN 1911

En 1911, il y a une grande évolution dans les moyens de transports. La ligne de chemin de fer qui relie Castres à La Montagne arrive à Murat en 1911. On parle de prolonger jusqu’à Andabre-Plaisance la ligne de chemin de fer qui arrive à Saint-Étienne-d’Estréchoux pour l’évacuation du charbon. Mais et surtout on va vers un développement des véhicules à moteur. Tout cela permet d’ amener rapidement la charcuterie à Béziers et vers tout le Bas-Languedoc.

C’est le début du développement spectaculaire de la salaison de notre région. Un demi-siècle plus tard sera créé l’abattoir de Lacaune et les tueries particulières arrêtèrent.

Ainsi, le 20 août 1911, Félix Barthez (le père de Félix ,né en 1900, que les plus anciens avons connu sous l’escaïs de Félissous), dépose une demande d’ouvrir officiellement une tuerie particulière de cochons.

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Une enquête publique de commodo et incommodo est menée du 4 au 20 septembre 1911 par le maire, Joseph Cavaillès. Aucune remarque n’a été formulée.

Le 25 septembre 1911, une commission sanitaire, siégeant à Brassac, donne son accord et en même temps donne son accord à d’autres créations lacaunaises.

Le 9 mai 1912, le Préfet donne son accord à l’ouverture de la tuerie particulière de Félix Barthez, charcutier. Une autorisation analogue est donnée à Olivier Farenc de Nages et à Victor Record de Condomines.

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La tuerie particulière Barthez de Nages (de gauche à droite, : Félix Barthez père, N, l’épouse de Félix Barthez, Félix Barthez fils, ma grand-mère Philippine Guibbert, Gustave Théron, N).

La tuerie était située dans le préau de la cour des actuelles maisons Crozat et Garcia, rue du Centre à Nages. Un camion a été acheté par Félix Barthez en 1920, c’est-à-dire peu après (déduction faite de la période de la Grande Guerre). La charcuterie Barthez a été transférée en 1935 dans la maison construite en 1935 et actuelle propriété de Jacques Lavigne. La famille Barthez était aussi aubergiste et marchand de vin.

EN DÉSIGNANT LE CHARRON SOUS LE VOCABLE DE RODIÈR (/ROUDIÈ/) NOS PÈRES OCCITANS AVAIENT TROUVÉ UN TERME PLUS APPROPRIÉ À CE MÉTIER

Le français en donnant le nom de charron au fabricant de charrettes s’est arrêté à l’objectif de ce métier.

La langue occitane plus intelligente a bien vu que la principale difficulté technique était la confection des roues. D’où le terme de rodièr, fabricant de ròda (/rodo/) ou roue.

Sur Youtube une vidéo montre bien le travail du charron avec la fabrication de la roue.