À PAYRAC LA HAIE DES FRUITS POUR LES OISEAUX

Les élèves des écoles, avec l’aide de la Fédération de chasse du Tarn, ont planté une haie pédagogique où sont présentes les essences d’arbres produisant des baies dont sont friands les oiseaux et le gibier à plume en particulier : houx (Grifol), sorbier des oiseaux (Fraisse conolièr), alisier (Albiguièr), sureau (Saüc), églantier (gratacuolièr), prunellier (agrunelièr), aubépine (boisson blanc) et genévrier (cade).

Le oiseaux concernés sont les grives, merles tourdres, rouge-gorge et autres petits oiseaux. Ne sont pas gibier les espèces protégées.

Voilà leurs baies, à maturité. Ces arbustes venant d’être plantés, pour avoir de plus amples développements, il faudra attendre un peu !

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Claude Sèbe ajoute : on peut compléter la liste avec
– Le Lierre grimpant, Viorne Obier, Merisier, Bourdaine, Sureau rouge, que l’on trouve ailleurs que dans cette haie à Payrac,
– le Gui, présent rarement dans notre montagne
– le Cornouiller sanguin, Epine Vinette, Fusain d’Europe, inconnus chez nous
– et aussi mangés par les palombes :chêne (glands), idem pour le hêtre.

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LE GENÉVRIER UN ARBRE À MIEUX CONNAÎTRE LO CADE EN OCCITAN

Le genévrier est un arbre mal connu. C’est un conifère. Comme chez les autres conifères, les « fleurs » du genévrier sont en réalité des cônes : le cône mâle ressemble à un châton, le cône femelle est réduit à trois écailles, devenant charnues et restant soudées, prenant alors l’aspect d’une baie. D’où la confusion habituelle qui le fait appeler « baie de genévrier ». Ces « baies » ne mûrissent qu’à l’automne de l’année suivante.

Philippe Durand indique : « D’un point de vue scientifique, cette « baie de genévrier » n’est pas un fruit, car elle n’est pas formée par expansion de l’ovaire, que seules possèdent les plantes à fleurs (le genévrier n’en est pas une). Une « vraie baie » est un fruit à pépins noyés dans une pulpe: grains de raisins, groseilles. »

Le genévrier est menacé de disparition dans notre région sous la poussée du développement de la chênaie.

Les « baies de genévriers » étaient récoltées avec un parapluie retourné. Elles étaient utilisées pour donner bon goût aux gibiers cuits à la casserole ou au tournebroche.

Claude Sèbe indique : « Lors de la dégustation des bécasses cuites au tourne broche on place dans le lèche frite sous dame bécasse une tartine de pain grillé enduite de beurre et recouverte de genièvre écrasé sur laquelle s’écoule durant la cuisson les entrailles de l’oiseau. Un vrai régal ! »

« Les baies » servaient aussi d’appât pour le gibier, avec une taurelle. À partir de ces baies on fabrique également du gin.

Pierre Avenas me précise : « En français, c’est d’abord le nom genièvre qui est apparu, pour désigner à la fois l’arbre, son bois et son cône, qui ressemble à une baie noire ou violette, ainsi que l’eau-de-vie aromatisée avec cette baie. Le nom genévrier, plus courant aujourd’hui pour l’arbre ou son bois, est un dérivé du nom genièvre, au sens de « baie de genièvre ».
« Le nom cade est emprunté au languedocien ou au provençal. Ce nom est issu d’une forme préceltique, devenue en latin catanus, et qui se retrouve dans des toponymes comme Cadenet (Vaucluse) ou Chadenet (Lozère), ainsi que dans les patronymes Cade, ou Cadé, relativement fréquents, un peu plus même que Genévrier, qui existe aussi.
En botanique, on appelle genévrier cade l’espèce de genévrier qui produit de grosses baies brun rouge. Par distillation, on tire de son bois l’huile de cade, qui est utilisée depuis l’Antiquité, et sert aujourd’hui à la fabrication du savon Cadum. » « Le nom scientifique du genévrier cade est Juniperus oxycedrus. »
extraits tirés du texte d’ Henriette WALTER et Pierre AVENAS La majestueuse histoire du nom des arbres, Du modeste noisetier au séquoia géant, Robert Laffont, Paris, à paraître en novembre 2017.

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UN ANIMAL INTRIGUANT POUR NOS ANCIENS : LA SALAMANDRE

La salamandre est un animal nocturne, muni de grands yeux adaptés à cette période. Il est présent dans la nature et sort surtout la nuit ou après une pluie. Sa peau lisse et noire comporte des tâches jaunes. Simone Aninat nous a dit qu’au Massié, la sortie des salamandres était signe qu’il allait pleuvoir.
Peu capable de se défendre, on disait que là où il y avait une salamandre, il n’y avait pas de serpent (Bernadette Pons).

Cet animal a de tous temps été associé à des légendes.
Dans l’Antiquité, il était censé pouvoir se baigner dans le feu et l’éteindre. Ainsi François 1er en fait un emblème très présent dans ses châteaux.

On trouve dans la littérature que certaines légendes ajoutent que la salamandre sécrète le plus puissant de tous les poisons, celui-ci fonctionnant par simple contact : en tombant dans un puits, elle peut empoisonner toute l’eau qui s’y trouve et en grimpant dans un arbre fruitier, la salamandre peut aussi empoisonner tous ses fruits.
Ainsi chez nous, la tradition orale indique d’après Aimé Ginieis : « Dins une sorça, se i a una blanda, l’aiga vent tota blanca amb lo veren »(Dans une source, s’il y a une salamandre, l’eau devient blanche avec le venin).
Dans le même sens, Gisèle Barthe raconte que son grand-père, « Trotski » de Candoubre disait que si une salamandre entrait dans une barrique, le vin tournait et n’était plus bon.
Aimé Fourés nous indique que l’on disait qu’il fallait éviter d’uriner sur une salamandre, sinon le venin remontait par le jet !

Dans la tradition religieuse, on trouve des appréciations divergentes. Symbole de la foi selon une vision biblique, cet animal est au contraire maudit dans notre tradition orale, cet animal se serait mal comporté ambé Nostré Ségné (avec le Christ)! Évidemment les autorités religieuses n’ont jamais cautionné l’existence de cette malédiction divine !

Proche de la salamandre, le triton marbré, tacheté de noir, vert et rouge était capturée, mise dans une boîte portant un trou. Le tout placé sous la porte d’une bergerie évitait que les brebis n’aient le piétin (Aimé Fourès). Marcel Cauquil signale qu’on mettait parfois aussi une salamandre dans une bouteille placée au-dessus de l’entrée d’une bergerie.

Philippe Durand ‘STSN) remet les choses en odre : « Pauvre salamandre! L’animal était autrefois aussi malmené que les chouettes et les hiboux. Heureusement que ces croyances ont disparu, du moins on peut l’espérer… Tous ces êtres vivants sont maintenant protégés. »

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Salamandre le plus présente chez nous (Philippe Durand)

LA FOIRE DES PAYSANS À PAYRAC LE JOUR DU 15 AOÛT

Cette foire a été initiée en 2010 par le président du GDA, Alain Bousquet, et son équipe, en complicité avec son prédécesseur dans cette fonction, François Joucla, alors maire de Nages.

Le magnifique cadre de Payrac a srvi d’écrin à cette manifestation qui se veut un acte de communication des agriculteurs en direction des habitants du pays et des touristes de passage. Si le temps est beau, on peut compter jusqu’à 2 000 visiteurs, ce jour-là.

Des incontournables : la montée de la transhumance d’un troupeau de brebis depuis la vallée jusqu’à Payrac, des repas servis par les agriculteurs (de l’ordre d’un miller à chaque manifestation), des expositions d’animaux et de matériel.

Des professionnels viennent aussi faire des démonstration d’utilisation de chiens, de tonte d’une brebis, etc.

Lors de l’édition 20167, une messe sera célébrée sur le sommet de La Laouzéto à 11H.

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L’ANNONCE DE CETTE FOIRE PAR FRÉDÉRIC BACOU

UNE GRANDE TRADITION DE CERTAINES DE NOS FÊTES DE VILLAGE : LA BUFFATIÈRE

La Buffatière est la danse du soufflet, où les participants s’habillent avec de vieilles chemises de nuit blanches avec un bonnet, un peu de noir de bouchon et de rouge à lèvres sur la figure, un soufflet (si possible) et la joyeuse farandole s’ébroue dans les rues du village en cadence.

Cette danse folklorique est pratiquée dans beaucoup de fêtes de village, en particulier à Barre où elle est une grande tradition. Le thème de la chanson qui l’accompagne a pour objet d’évoquer la disparition du mauvais esprit rôdant nuitamment autour des maisons. Il fallait conjurer le sort, d’où la présence de soufflets, d’où on envoyait autrefois de la farine.

La signification profonde donne lieu à diverses interprétations. Certains indiquent qu’il s’agirait d’une coutume déplacée de date depuis le mercredi des Cendres, d’où l’envoi de farine en signe de purification. En tous cas, il semble que cette coutume se perd dans la nuit des temps.

Voici une vidéo de la Buffatière de Barre visible sur Youtube.

FRÉDÉRIC BACOU UN AGRICULTEUR PASSIONNÉ PAR SON TERROIR ET LA MODERNITÉ

Frédéric Bacu est un agriculteur trentenaire qui a été jusqu’à une date récente responsable des jeunes agriculteurs de notre secteur. C’est un éleveur de bovins viande. Il aime son métier et sa région et veut la faire connaître.
Il est soucieux de modernité dans tous les domaines depuis l’approfondissement de son métier jusqu’à la maîtrise des possibilités ouvertes par le numérique.
Vous trouverez ses vidéos en tapant Frederic Bacou paysan sur Google.
Voici une de ses dernières vidéos que l’on voit sur Youtube.

LUCIE, UNE JEUNE BOULE DE VITALITÉ ET DE BIAÏS NOUS PRÉSENTE SES VIDÉOS SUR L’AGRICULTURE

De la même génération que Théo Vergely et Corentin Blavy, Lucie Guiraud est très connue à Payrac, où elle accompagne souvent sa tante Marie-Christine Granier. Les visiteurs sont toujours charmés par le perpétuel dynamisme de cette boule de vitalité et de biaîs;
Lucie nous présente ici la rentrée du foin sec ; suivent des films sur l’élevage ovin (viande) et sur l’élevage bovin;